Séminaire de recherche Histoire Russie, Europe centrale et orientale, Relations internationales, Culture, Méthodes des sciences sociales

Penser en plusieurs langues. Éditer des traductions en sciences humaines et sociales aujourd’hui

Enseignant(s)


Notice: Trying to get property of non-object in /srv/data/web/vhosts/www.cercec.fr/htdocs/wordpress/wp-content/themes/cercec/functions.php on line 1390

Marc Aymes

Chargé de recherche au CNRS (CETOBaC)

Franziska Humphreys Manterola

Lectrice d'allemand (Centre Georg-Simmel)

Le propos du séminaire est de combiner théories et pratiques de la traduction. Ses espaces de référence sont les champs nationaux et internationaux de l’édition en sciences humaines et sociales. La question principale qu’on se propose d’examiner est celle de la place actuelle accordée à la traduction dans la production et la diffusion des savoirs. En partant de l’idée que la traduction est elle-même productrice de savoirs, et qu’elle requiert en conséquence un statut épistémologique particulier, nous questionnons son influence sur l’émergence de nouvelles connaissances et sur la révision des connaissances existantes.

Avec la fin des grands projets éditoriaux multilingues des années 1980-1990, la prééminence de l’anglais comme langue de circulation, la redéfinition des dispositifs d’aide à la traduction, le développement de l’édition numérique, du travail collaboratif ou de l’open access, la question de la place de la traduction dans l’édition de sciences humaines et sociales se pose avec beaucoup d’acuité. Interroger le statut de la traduction permet de contextualiser l’histoire de notre rapport à l’autre, la formation des espaces symboliques et de procéder à des comparaisons entre aires géographiques et culturelles.

Initiative conjointe de trois centres de recherches (le CERCEC, le CETOBaC et le Centre Georg Simmel) et des Éditions de l’EHESS, « Penser en plusieurs langues » est le lieu d’une réflexion collective où confronter des expériences et des réflexions provenant de positions différentes : celles de chercheurs en sciences sociales, de professionnels de l’édition, de traducteurs ou encore de documentalistes.

Les travaux proposés aux étudiants au titre de la validation du séminaire (traduction d’un article inédit, mise en contexte et argumentation d’une proposition d’ouvrage à traduire) pourront faire l’objet d’une publication en ligne.